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Déchets marins : Plastics Europe fait le point

vendredi 4 avril 2014, par Alexandre Couto

Au delà des débats passionnés, l’organisation professionnelle européenne revient sur la problématique des déchets marins avec pour ambition d’apporter une réponse adéquate, en collaboration avec l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer).

À l’occasion de la Semaine du développement durable, du 1er au 8 avril, l’organisation professionnelle représentant les producteurs de plastiques européens, Plastics Europe, a dressé un bilan des connaissances sur les déchets plastiques marins. Elle s’est appuyée sur l’expertise de François Galgani, chercheur à l’Institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer). Mise en avant depuis quelques années, la concentration élevée de plastiques dans certaines zones océaniques alarme, l’opinion publique qui a pris conscience du phénomène au travers des documentaires souvent choc.

La Méditerranée la plus touchée. La réalité peut difficilement être niée : « Selon nos estimations, 30 à 40 kilotonnes (kt) de micro-plastiques flottent sur l’océan mondial, réparties sur les cinq grandes gyres (courants circulaires) océaniques, précise François Galgani. Contrairement à ce que l’on peut imaginer, la densité des microplastiques est nettement plus importante en Méditerranée que dans les océans. » Le gyre de l’Altantique Nord ne concentre, en effet, que 1.100 tonnes de plastiques, tandis que la Méditerranée, zone plus restreinte et fermée, en regroupe 600 tonnes. Si les quatre cinquièmes des déchets marins sont d’origine terrestre, quelques 6.000 kt de débris sont directement rejetés par les navires.

Risque limité. Autre source d’inquiétude : la contamination de la chaîne alimentaire. Sur ce point, les études de l’Ifremer montrent que les taux d’ingestion par des espèces propres à la consommation sont inférieurs à 0,01 %. « Aucun risque pour l’homme de retrouver des microplastiques dans son assiette, si ce n’est accidentellement », précise François Galgani. En revanche, ces déchets peuvent avoir des conséquences néfastes pour d’autres espèces, en les blessant ou en les étouffants, dans le cas des macrodéchets, ou encore en bloquant leur voies respiratoires pour les déchets de plus petite taille. « Le problème des déchets marins doit être pris en considération et traité le plus rapidement possible », précise Michel Loubry, directeur général de Plastics Europe pour la zone Ouest, « d’autant plus que la production de plastique va continuer de croître pour répondre à de nouveaux besoins, comme l’allégement des véhicules ».

Un programme mondial. Trois actions majeures, à l’échelle internationale, ont donc été mises en place par les industriels : la mise en place d’un groupe de travail sur les microplastiques (Gesamp, Group of Experts on the Scientific Aspects of Marine Environmental Protection), cofinancé par Plastics Europe et par son équivalent américain, American Chemistry Council, une communication visant à l’adoption d’une loi pour interdire la mise en décharge des plastiques, et enfin un programme de sensibilisation du grands publics intitulé Vacances propres. Par ailleurs Plastics Europe promeut un programme dénommé Clean Sweep, à destination des professionnels de la plasturgie. L’objectif est d’alerter les acteurs de la filière sur la perte des granulés plastiques, se retrouvant le plus souvent dans les réseaux hydrographiques après le nettoyage des ateliers.

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