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Interdire les barquettes plastique serait injustifié

jeudi 12 avril 2018, par Arnaud Jadoul

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Les organisations professionnelles s’insurgent contre l’amendement parlementaire adopté en commission.

« Pour la filière plastique, cette interdiction, qui n’a aucune justification sur le plan sanitaire et aura des impacts économiques lourds, irait à l’encontre de la transition vers une économie circulaire et des efforts engagés depuis de nombreuses années. » La profession du plastique, représentée par Elipso, le syndicat des entreprises de l’emballage plastique, la Fédération de la plasturgie et des composites et PlasticsEurope, l’association européenne des producteurs de matière plastique, condamne fermement l’amendement au projet de loi pour l’équilibre entre les secteurs agricole et alimentaire, adopté le 28 mars dernier – contre l’avis du gouvernement – par la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, qui vise à l’interdiction des contenants alimentaires en plastique en restauration collective.

Sûrs et utiles

Et les organisations professionnelles d’étayer leurs arguments. « Les contenants en matière plastique sont sûrs et utiles pour préserver la qualité des aliments et réduire le gaspillage alimentaire. L’amendement ne s’appuie sur aucun bénéfice avéré. » Elles rappellent que l’inertie des matériaux, « évoquée dans l’exposé de l’amendement », est un principe fondateur de la réglementation relative aux emballages alimentaires et que les plastiques utilisés en contact alimentaire sont aujourd’hui « les seuls matériaux bénéficiant d’une législation européenne spécifique ». Une législation qui exige une évaluation préalable de toutes les substances utilisées dans la composition des contenants et la mise en place de tests normés pour vérifier leur innocuité dans les conditions prévisibles d’emploi. En outre, ces contenants sont utilisés pour des raisons d’hygiène et de praticité, ils prolongent la durée de conservation des aliments et permettent ainsi de réduire le gaspillage alimentaire, « l’un des principaux objectifs du projet de loi », souligne la filière. En ce qui concerne les risques liés à certaines substances, bisphénol A (BPA), phtalates…, celles-ci « ne sont, dans les faits, plus présentes dans ces emballages ».

Impact économique et environnemental

Les représentants de la profession s’étonnent par ailleurs de l’absence de toute étude d’impact préalable. Une telle interdiction obligerait en effet les services de restauration collective à se réorganiser, alors qu’ils ne disposent pas de solutions de substitution équivalentes, et générerait un surcoût économique ainsi qu’une charge de travail supplémentaire. Enfin, cette mesure serait « contre-productive » dans le cadre des efforts engagés en faveur de l’économie circulaire : les contenants en cause sont recyclables et « présentent, de ce fait, de nombreux avantages environnementaux sur l’ensemble du cycle de vie ».

À ce stade de la procédure, l’amendement n’est pas intégré au texte du projet de loi. Il fera l’objet d’un vote lors de l’examen du texte en commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale, du 17 au 19 avril 2018.

Crédit photo : Rescaset Concept

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