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Les Pôles de compétitivité sous l’œil du Cese

vendredi 27 octobre 2017, par Fabian Tubiana

Le Conseil économique, social et environnemental veut moderniser le fonctionnement des Pôles de compétitivité en distinguant notamment structures nationales et régionales.

Labélisation plus stricte, distinction entre structures à vocation nationale ou régionale, représentation plus importante des PME, le Conseil économique, social et environnemental (Cese) recommande dans un avis voté le 25 octobre une refonte des Pôles de compétitivité. « Les pôles ont globalement fait preuve de leur utilité en tant qu’écosystèmes territoriaux et outils de coopération », reconnaît le Cese dans le document, qui pointe cependant des « interrogations, des souhaits d’amélioration ou de développement » qui « ne peuvent rester sans réponse, les pôles suscitant toujours beaucoup d’intérêt et d’attentes, notamment de la part des TPE/PME, ainsi qu’en matière de développement de l’emploi ».

Le Cese propose donc de distinguer pôles nationaux et régionaux, « afin d’assurer une meilleure allocation et gestion des moyens financiers ». Ce qui n’est pas forcément du goût des dirigeants du pôle de la plasturgie et des composites, Plastipolis, qui viennent justement, à travers une nouvelle feuille de route, d’afficher leur volonté de rayonner davantage au niveau national. « C’est un sujet récurrent. Il avait déjà été évoqué lorsque le Président de la République était ministre de l’Économie. La régionalisation présente des avantages et des inconvénients. Mais il y aura des choix à faire et les secteurs phares de l’industrie comme l’automobile, la santé, l’aéronautique vont s’imposer au niveau national », réagit Patrick Vuillermoz, le directeur général de Plastipolis. Transversale par nature, la plasturgie risque donc d’en pâtir, même si le Cese écarte tout changement d’appellation et toute minoration du rôle des éventuels futurs pôles régionaux.

Le Conseil économique veut en outre renforcer la présence des PME dans la gouvernance des pôles et inciter ces derniers a davantage collaborer, tant en termes de projets que de partage de bonnes pratiques, pour mieux les impliquer. « Nous ne sommes pas gênés sur ce sujet. Même si dans notre nouvelle gouvernance, nous avons des industriels de grande ou moyenne importance qui se sont impliqués, la majorité de nos interlocuteurs quotidiens sont des PME. Nous en avons par exemple emmené quatre avec nous au salon Fakuma. Notre métier est de conserver le meilleur équilibre entre petits et gros, recherche et industrie, national et régional… », explique Patrick Vuillermoz.

Mais ce qui inquiète le plus le directeur général, ce ne sont pas tant les velléités de réforme du Cese que la volonté supposée de l’État de réduire le flux des subventions. « Jusqu’à présent, les pôles de compétitivité étaient préservés au niveau financier. Mais, avec le report sine die du second, il n’y a eu cette année qu’un seul appel à projet FUI avec un tiers du budget des autres années », s’émeut Patrick Vuillermoz.

Depuis sa création en 2005, Plastipolis a financé 175 projets pour 450 millions d’euros d’investissement R&D.

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