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Etude exclusive

Les industriels investissent l’impression 3D

lundi 13 mai 2019

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L’étude exclusive «  Plastiques et fabrication additive  » réalisée par Plastiques & Caoutchoucs Magazine en partenariat avec Stratasys illustre l’appétence des industriels pour l’impression 3D et met leurs besoins d’information et de formation en exergue.

Menée auprès des décideurs de l’industrie pour mieux appréhender leurs pratiques et leurs attentes, l’étude «  Plastiques et fabrication additive  », que dévoilent Plastiques & Caoutchoucs Magazine et Stratasys, confirme leur engouement pour l’impression 3D, en voie de se démocratiser durablement. 83 % des répondants affirment ainsi expérimenter cette technologie au sein de leur entreprise, principalement dans la phase de conception de produits. En effet, une grande majorité (65 %) y a recours pour la réalisation de prototypes et/ou de modèles d’études (49 %).

83 % des répondants expérimentent la fabrication additive 

Preuve que le prototypage est souvent considéré comme une première étape permettant de se familiariser avec cette technologie très éloignée des standards de fabrication traditionnelle. «  Ils sont encore peu nombreux à l’utiliser pour fabriquer des outillages (34 %), là où les réductions de coût peuvent être très importantes, jusqu’à 90 % par exemple. Cela peut s’expliquer par le fait que les outillages sont fréquemment conçus en métal, par habitude ou par méconnaissance des autres matériaux. Il faut aussi que les bureaux d’études apprennent à dessiner différemment, en se concentrant sur la fonction de l’outillage et non plus uniquement sur ses méthodes de fabrication  », commente Maria Lahuerta, responsable Marketing chez Stratasys. 21 % des décideurs interrogés l’emploient pour des pièces de production, 14 % seulement pour de la production en série personnalisée. «  Aujourd’hui, certaines technologies permettent de fabriquer des pièces de production ou des séries entre 1 000 et 10 000 pièces. Au-delà, il existe des solutions pour des applications très spécifiques, de faible dimension ou arborant des formes complexes par exemple  », détaille Maria Lahuerta. L’année dernière, Chanel figurait parmi les exceptions en sortant un mascara doté d’une brosse imprimée en 3D et en assurant une fabrication de 50 000 unités par jour. Vraisemblablement, la filière doit encore gagner en maturité, pour la commercialisation à grande échelle notamment.

Des bénéfices compris

Pour autant, les industriels semblent, aujourd’hui, bien mieux identifier les bénéfices procurés par la fabrication additive. «  Ils ont conscience que c’est un moyen de réduire le coût de revient, de fluidifier le processus de développement, de gagner en rapidité, en légèreté et en liberté de design  », résume Maria Lahuerta. Un constat que l’on retrouve dans les résultats de l’étude puisque les répondants affirment, en moyenne, attacher de l’importance à au moins 3,3 critères pour porter leur choix sur l’impression 3D  ; le prix de revient étant cité par la moitié des répondants, la précision des pièces par 47 % d’entre eux, l’état de surface/facilité de post-traitement par 41 % et la fonctionnalité des pièces par 28 %. Une large majorité de plasturgistes (69 %) considère d’ailleurs que cette technologie représente une opportunité pour l’avenir. «  Il y a encore quelques années, ils l’appréhendaient plutôt comme une menace pour leur activité. Aujourd’hui, ils ont compris que c’est une transformation qui ne va pas remplacer mais plutôt compléter les méthodes actuelles  », estime Maria Lahuerta. Cela prouve que les mentalités évoluent, avec une meilleure prise en main de la fabrication additive. Les industriels sont moins réticents que par le passé à investir directement dans cette technologie, surtout après une première phase d’externalisation réussie, même si les délais de réflexion restent longs, de l’ordre de six mois d’après Maria Lahuerta. «  Aujourd’hui, l’offre pour acquérir une imprimante 3D est large et l’éventail de prix tout aussi varié. Il faut cependant assurer un niveau minimum d’investissement pour avoir une solution de gamme professionnelle et industrielle. À ce titre, le gouvernement a mis en place un système de suramortissement afin d’accompagner les industriels dans cette transition technologique  », rappelle-t-elle. Près de 80 % des répondants affirment que la progression de l’impression 3D passera d’abord par l’internationalisation. «  Au-delà des bénéfices ressentis, les acteurs comprennent aussi que c’est un moyen de préserver leur confidentialité  », estime la responsable Marketing.

Besoin d’informations

Dorénavant, les industriels semblent davantage attendre d’être mieux informés sur les différentes technologies existantes pour répondre le plus justement à leurs besoins. 30 % des répondants citent cette attente comme prioritaire. La filière doit progresser dans ce domaine ainsi que sur la formation à l’optimisation de création des géométries de pièces pour la fabrication additive et la meilleure maîtrise des modèles économiques, mentionnées respectivement par 23 % et 22 % des répondants. Enfin, l’étude nous apprend que moins de la moitié des consultés (46 %) voit l’impression 3D comme un moyen de réduire leur empreinte environnementale. C’est un axe sur lequel les fabricants devraient communiquer plus largement dans les années à venir, une fois les barrières à l’usage pleinement levées.

Jenny Cousy

Étude exclusive «  Plastiques et fabrication additive  » Plastiques & Caoutchoucs Magazine / Stratasys : accéder à l’ensemble des données.

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