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Les salariés et la direction de Gaillon parviennent à un accord

vendredi 17 avril 2015, par Alexandre Couto

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Les salariés et la direction de Gaillon, dans le Rhône, ont trouvé, le 15 avril 2015, les bases d’un accord sur une reprise de l’entreprise en coopérative. Ils attendent désormais l’avis des actionnaires allemands.

Les salariés de Gaillon, dans le Rhône, qui proposent de reprendre en coopérative l’usine de plasturgie menacée de fermeture par Vitasheet Group (lire notre article Gaillon victime de la stratégie de Vitasheet), sont parvenus à un accord, le 15 avril 2015, avec leur direction, a-t-on appris de source syndicale. « Les négociations se sont terminées à 22h45 et les deux médiateurs de la direction du Travail, contactés par la CFDT, nous ont permis d’arriver à un accord, en attendant une décision définitive le 17 avril », a déclaré à l’AFP un représentant du comité d’entreprise (CE).

Dix départs envisagés au lieu de 58. Le directeur Europe de Vitasheet, Winfried Schaller, s’est engagé par écrit sur trois propositions : « Le maintien du projet de restructuration dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), avec une indemnité supralégale de 3,8 millions d’euros (M€) », « l’entrée en négociations avec les salariés porteurs de l’offre de reprise », ou « l’étude d’un nouveau projet de restructuration avec moins de 10 licenciements et départs volontaires au lieu de 58 licenciements secs ». Cette dernière option était privilégiée, tant par la direction que par les représentants du personnel. Winfried Schaller devait repartir en Allemagne, le 16 avril, pour « déterminer l’option retenue définitivement par les actionnaires », qui devait être annoncée au CE, le 17 avril, a précisé le représentant du CE. Basé au Royaume-Uni mais appartenant à un fond d’investissement allemand, le groupe Vitasheet avait décidé, en janvier 2015, de fermer l’usine basée à Saint-Georges-de-Reneins (Rhône) avec, à la clef, 58 licenciements sur 68 postes. Seule devait rester une antenne commerciale employant moins d’une dizaine de salariés. La production de Gaillon devait être répartie dans deux usines confronté à des problèmes de surcapacité de production, en Allemagne et en Italie. Les salariés avaient alors proposé de mettre en place une société coopérative et participative (SCOP) ou, à défaut, de négocier des indemnités de licenciement dans le cadre d’un plan social qu’ils chiffrent à 5,4 M€.

(Avec AFP)

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