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Conjoncture : petit coup de frein pour le caoutchouc

BOUCLE_datearticle(ARTICLES) {id_article} {id_secteur IN 2, 3, 4, 39,40} {0,1}> vendredi 7 décembre 2018, par Fanny Perrin d’Arloz

Après une année 2017 relativement euphorique, en comparaison des précédentes années de crise, 2018 signe le retour à l’accalmie.

Après le beau temps, le retour à la morosité  ? La réponse se doit d’être nuancée selon Bruno Muret, directeur Économie et Communication du Syndicat national du caoutchouc et des polymères (SNCP). «  L’année 2017 reste une année exceptionnelle, avec un emballement du moral des industriels inobservé depuis 2001  ! 2018 marque finalement le retour à la «  normale  », c’est-à-dire à une phase d’expansion plus modeste, conforme au rythme de croissance de l’économie française   ». Pour rappel, l’année 2017 enregistrait une croissance de 1  % des volumes de production cumulés des branches pneumatiques et caoutchouc industriel  ; un taux relativement modeste mais supérieur à ceux des années antérieures. C’est à l’approche du printemps 2018 que l’euphorie industrielle s’est progressivement teintée de doutes, après un début d’année «  très haut  ». À cette période, près de deux tiers des entreprises du secteur du caoutchouc industriel se situaient dans une perspective de croissance en valeur et en volume.

Tensions et incertitudes

Actuellement, «  nous nous dirigeons dirige vers une stabilisation des volumes dans l’industrie du caoutchouc, avec une croissance sur le segment des pneumatiques, toujours porté par la rechange, et un léger recul sur les pièces techniques en caoutchouc   », précise Bruno Muret. Ce léger ralentissement trouve plusieurs explications, et notamment les tensions qui demeurent sur le plan de la scène internationale, les craintes quant aux fluctuations du prix du baril du pétrole, les incertitudes liées au Brexit… «   Nous risquons de devoir appliquer les règles de l’OMC avec le Royaume-Uni, ce qui complexifierait grandement les chaînes logistiques notamment  », illustre Bruno Muret.

Néanmoins, bon nombre de signaux économiques restent au vert. Les investissements, portés par les taux d’intérêts, sont relativement dynamiques et la rentabilité des entreprises du secteur du caoutchouc industriel continue de s’améliorer, avec des marges de +4  % selon Bruno Muret. «   Les transformateurs de caoutchouc fournisseurs des équipementiers et des constructeurs sont ceux qui tirent le mieux leur épingle du jeu, portés par le dynamisme automobile de ces quatre dernières années  », précise Bruno Muret. Concernant les effectifs, les emplois tendent à se maintenir, avec un recours à l’intérim qui reste élevé. Il n’en demeure pas moins que les acteurs rencontrent toujours autant de difficultés à attirer des jeunes et des compétences dans leur industrie, pour remplacer les départs en retraite des baby-boomers. «   Les candidatures spontanées sont tellement rares   », regrette Bruno Muret.

Enfin, 2018 a aussi été le témoin du retour de tensions sur le marché des matières premières «  caoutchouc  » mais aussi sur les noirs de carbone, le polychloroprène, le nitrile… Des tensions qui sont, néanmoins, restées partielles et cantonnées à quelques familles de produits.

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