Envoyez l'article par e-mail :

Quand la plasturgie regarde vers l’avenir

vendredi 27 novembre 2015, par Romain Lambic

Cet article appartient aux thématiques :

Le mercredi 25 novembre s’est tenu la conférence annuelle des professionnels de la plasturgie, organisée par Plastiques & Caoutchoucs Magazine. Besoins de l’automobile en matériaux légers, industrie 4.0, simulation rhéologique et économie circulaire des composites étaient au centre des discussions.

Quand les professionnels de la plasturgie se rencontrent et échangent toute une journée sur les perspectives du secteur, cela donne des discussions passionnées et passionnantes. Réunis à l’occasion de la conférence de la plasturgie, organisée le 25 novembre par Plastiques & Caoutchoucs Magazine et Emballages Magazine, en partenariat avec l’ACDI, Dassault Systèmes, Elasto, Elipso, Mat Techno-Logic, Plastalliance, RJG, Sumitomo Demag et Wittmann Battenfeld, au Pavillon Royal de Paris, les professionnels de la filière se sont succédés.

Dans un premier temps, la parole a été donnée aux constructeurs automobiles, représentés par Louis David, directeur de la stratégie matériaux du groupe PSA Peugeot-Citroën puis par Gérard Liraut, expert leader polymères chez Renault (accompagné par Denis Granger de l’entreprise Hexcel Company). Les priorités des constructeurs français pour les années à venir est l’allègement au maximum des véhicules produits tout en respectant la norme européenne sur le pourcentage de matériaux recyclables dont les véhicules doivent être muni.

Lotfi Derbal, responsable simulation 3D chez Dassault System et Frédéric Rouxel, PDG de l’entreprise du même nom, ont présenté une technologie innovante déjà en application, la simulation rhéologique. Cette technique consiste à anticiper par simulation 3D les défauts que peuvent avoir une pièce plastique à la fin de son processus d’injection. Cela permet d’une part de limiter au maximum les effets de brûlure ou de bavure qui diminuent fortement la valeur de la pièce. D’autre part, cela permet également de tester un moule en simulation plutôt que d’en changer indéfiniment pour arriver à une forme de pièce définitive.

Thierry Petra, le directeur général de Wittmann Battenfeld, a de son côté présenté l’industrie 4.0. Sa présentation s’est axée sur un projet consistant à centraliser la gestion de plusieurs éléments d’une même ligne de production en un écran sur une presse à injecter ou à distance, via tablette ou smartphone. « Vous pouvez intervenir sur l’ensemble du process pour contrôler les données, modifier les paramètres de process ou aider au diagnostic », souligne Thierry Petra.

Maxime Dubost, ingénieur d’application chez ARaymond France est intervenu à propos de la conversion de productions vers le tout électrique pour réduire les coûts et temps de fabrication, une première table ronde s’est axée sur le marché de l’emballage.

En début d’après-midi, Francis Pascal, vice-président d’Elipso, Christophe Rupp-Dahlem, vice-président de Roquette, Serge Vassal, président du groupe Barbier et Charles-Henri Robert, directeur stratégie et plan de raffinement chez Total, ont échangé sur les matières premières et les approvisionnements pour l’emballage plastique et souple.

Les discussions se sont poursuivies autour des modes d’organisation à adopter pour permettre aux entreprises de renforcer leurs compétences, notamment en ce qui concerne les PME. Thierry Picquart, directeur général de Nypro France et vice-président du Medef Eure-et-Loire a notamment mis en avant le concept de Glocal, « penser global, agir local ». Il a notamment expliqué que la concurrence doit être considérée comme un facteur de progrès et qu’il faut « envisager une nouvelle forme de travail », travailler en réseau. « Il faut une mutualisation des ressources et des compétences, se focaliser sur son expertise, dépasser les clivages ou les relations concurrentielles et partager les bonnes pratiques », explique-t-il.

Après l’intervention de l’avocat à la cour Emmanuel Dieny sur le problème des cas de force majeure, qui impactent fortement depuis quelques temps chez les professionnels de la plasturgie, une dernière table ronde était organisée pour traiter de l’économie circulaire pour les matériaux composites, avec Annie Briand (présidente d’AB Val Composites), Vincent Lefèvre (directeur industriel d’Altor), Gérard Liraut et Michel Loubry (directeur Europe de l’ouest pour Plastics Europe).

Un constat a été mis en avant, il y aurait actuellement 30 000 tonnes de composites qui ne peuvent pas être recyclés et qui sont soit enfouis soit incinérés. Les différents protagonistes ont réfléchit aux solutions à apporter pour notamment traiter les matériaux composites arrivant en fin de vie. Annie Briand s’est notamment inquiéter sur le nombre de tonnes de composites non-recyclables, qui pourrait « exploser » d’ici 10 ans et passer à « 220 000 tonnes », ce à quoi Gérard Liraut a répondu qu’il faut travailler sur le sujet et investir pour trouver des solutions.

Partagez cet article :

Rechercher

Espace publicitaire

Thématiques

Découvrez E-plasturgy

#SOUS_TITRE

www.e-plasturgy.com est la première plate-forme européenne dédiée à la filière plasturgie.

Elle s’appuie sur de nombreux services développés spécifiquement pour les industriels du secteur :

- une lettre d’information électronique ;
- un annuaire de sociétés, de produits et d’équipements : France Plastiques ;
- une place de marché du matériel d’occasion ;
- un service d’offres d’emploi.

Découvrez e-plasturgy !