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Table ronde sur l’interdiction du BPA dans les contenants alimentaires

vendredi 16 novembre 2012, par Claire Pham

Une table ronde sur l’interdiction du bisphénol A (BPA) des contenants alimentaires s’est déroulée jeudi 15 novembre dans la salle de la Commission des Affaires sociales de l’Assemblée nationale. Organisée par Gérard Bapt, député de Haute-Garonne, elle a réuni Jean-Paul Chanteguet, président de la Commission Développement durable et de l’aménagement du territoire, le Réseau environnement santé (RES) en la présence d’André Cicolella, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses), des équipes françaises de recherche et développement de la Compagnie industrielle de la matière végétale (CIMV) et de l’Institut national de recherche agronomique (Inra) de Montpellier, mais également des industriels tels Rubbermaid, Nestlé et Tetra Pak.

Pendant près de trois heures, les chercheurs ont présenté des substituts au BPA, plus ou moins toxiques également.

Les industriels Rubbermaid et Tetra Pak ont apporté leurs solutions de remplacement : un copolyester appelé Tritan du chimiste américain Eastman pour le premier. Seul bémol : ce matériau ne couvre pas l’ensemble du champ du BPA (seulement 3,5 %). Un emballage en carton pour Tetra Pak dont la couche interne est en polypropylène (PP), sans PBA. Une solution validée depuis 2002 sur six catégories de produits : légumes secs, tomates, soupes, légumes, sauces et produits pour animaux. Nestlé a, pour sa part, rappelé la difficulté rencontrée dans une interdiction totale du BPA du contenant alimentaire (interne et externe). Selon la multinationale, six mois à un an de recherche et développement sont encore nécessaires pour y parvenir. Une conséquence directe : aujourd’hui, une usine française située à Boué dans l’Aisne qui emploie environ 250 personnes est menacée de fermeture parce que les produits alimentaires fabriqués seraient sur les rayons en janvier et pourraient être contraires à la loi (dont l’entrée en vigueur est prévue au 1er janvier 2013).

L’Anses, dont le rapport très attendu devrait être rendu public à la mi-décembre, a expliqué avoir répertorié 73 substituts au BPA. Le problème : l’évaluation des dangers de ces substituts sont encore assez méconnus, vu les éléments trop récents dont l’Agence dispose.

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