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Terrains synthétiques : peu de risques selon l’Anses

BOUCLE_datearticle(ARTICLES) {id_article} {id_secteur IN 2, 3, 4, 39,40} {0,1}> mercredi 19 septembre 2018, par Romain Lambic

Après avoir étudié de nombreuses études autour des risques sanitaires et environnementaux, l’Anses conclut que la pratique sportive sur ces terrains représente un risque négligeable pour la santé des utilisateurs.

Suite à un article publié en novembre 2017 par le magazine So Foot sur les éventuels risques sanitaires et environnementaux des terrains synthétiques, six ministères avaient saisi l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) pour évaluation. L’agence a rendu ses conclusions le 18 septembre et estime que les risques sont peu préoccupants pour la santé. « L’Agence a recensé plus d’une cinquantaine d’études et expertises publiées au niveau international (…). Elles concluent majoritairement à un risque négligeable pour la santé des sportifs et des enfants. Les analyses épidémiologiques existantes ne mettent pas en évidence d’augmentation du risque cancérogène », assure l’Anses dans une note. « Cela montre que pratiquer un sport sur un terrain synthétique présente des risques négligeables, voire extrêmement faibles pour la santé des enfants et des sportifs », appuie Bruno Muret, directeur Économie et communication du Syndicat national des caoutchoucs et des polymères (SNCP).

Restreindre la teneur en HAP

L’Anses évoque toutefois des risques potentiels pour l’environnement, « liés au transfert de substances chimiques dans les milieux (zinc, phénols…) via les sols et les systèmes de drainage des eaux de pluie. L’Anses recommande donc « l’élaboration d’éléments méthodologiques en vue de la conduite d’évaluation des risques environnementaux, à réaliser localement avant toute mise en place de ce type de revêtement ». « La grande majorité des terrains synthétiques en France sont conçus de manière à prendre en charge ces risques, notamment en récupérant les granulats qui se disséminent à proximité immédiate des terrains », souligne Céline Crusson-Rubio, directrice Qualité santé sécurité environnement au SNCP, qui préconise l’amélioration des normes à ce sujet. « Tous les produits commercialisés en France répondent à la norme française NF P 90-112, plus contraignante que celle existant aux États-Unis puisqu’elle fixe des seuils en toxicologie des différents composants (plomb, zinc…) », peut-on lire sur le site internet du Sénat à ce propos. À l’heure actuelle, l’Europe réfléchit, dans le cadre du règlement européen Reach, à restreindre la teneur en HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) dans les granulats de caoutchouc et ainsi garantir une teneur aussi faible que possible de ces composés. L’Anses, ainsi que le SNCP, soutiennent cette proposition européenne.

Optimiser les normes existantes

« Concernant les aires de jeu pour enfants, il existe peu de publications scientifiques, souligne Céline Crusson-Rubio. Sur ce sujet, la question ne se pose pas sur les granulats de caoutchouc, mais sur les résines, les colorants et les solvants utilisés lors de leur mise en œuvre ». Le SNCP travaille en France sur l’utilisation de produits conformes au contact alimentaire ou eau potable avec les sociétés chargées de poser ces sols. L’Anses recommande également d’approfondir les connaissances sur les niveaux d’exposition des terrains synthétiques intérieurs. Afin d’optimiser au niveau national les normes pour la pose de terrains synthétiques ou d’aires de jeu, le SNCP indique vouloir mettre en place une étude méthodologique des risques environnementaux, sanitaires et travailleurs avec Fedairsport et l’Union sport et cycle, et compte sur l’appui des ministères pour faire force de décision au niveau des donneurs d’ordres.

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