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Trégor plastiques industrie va mal

vendredi 4 avril 2014, par Claire Pham

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La société d’injection de pièces techniques, basée à Lannion (Côtes-d’Armor), devrait annoncer le licenciement de neuf salariés, dont sept cadres, avec à la clef un sérieux risque de désorganisation.

Trégor plastiques industrie (TPI), entreprise spécialisée dans les pièces plastiques en injection, basée à Lannion, dans les Côtes-d’Armor, filiale du groupe stéphanois GMD (Groupe mécanique découpage) va licencier. « L’entreprise perd de l’argent depuis environ six ans, et c’est GMD qui renflouait les caisses tous les ans », indique une source syndicale CFDT. En décembre 2013, GMD a décidé de céder son activité de plasturgie, aussitôt rachetée par Plastiwell, une filiale dont le fonds d’investissement, localisé en Pologne, est détenu par Franco Zaccomer et Jérôme Rubistein. C’est aussi en Pologne que se trouve la plus grosse filiale, Polplast Polska, également concernée par l’opération de cession.

Sept cadres et deux techniciens visés. Neufs postes à responsabilité sont touchés. Les sept cadres de l’entreprise visés sont le directeur d’usine, le responsable maintenance, le responsable qualité, le responsable projet industriel, le responsable logistique, le cadre de la gestion paie et le responsable méthode, sans oublier deux techniciens, l’un au service hygiène sécurité environnement, l’autre à la qualité. « Parmi les cadres, ce sont les plus gros salaires qui sont visés, poursuit la source syndicale. Concernant les techniciens, la direction trouve que la certification environnement coûte trop cher, et que l’activité de réclamation des clients devrait être prise en charge par quelqu’un d’autre en interne. » Parmi les salariés visés, cinq sont protégés par un statut d’élu au comité d’entreprise (CE) ou de membre du comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), et leur procédure de licenciement devra être validée par l’inspection du travail.

Pas de stratégie annoncée. Au total, 600.000 € devraient ainsi être économisés en 2014. « Sans pour autant que l’entreprise soit encore à l’équilibre, au contraire : il va manquer encore 200.000 à 300.000 € d’ici la fin 2014. La direction prévoit que tout rentre dans l’ordre d’ici 2015. » Mais ce qui inquiète vraiment les salariés est que l’équipe dirigeante n’a, pour le moment, pas annoncé clairement la stratégie de l’entreprise. « Avec la suppression de ces postes clefs, nous craignons une réelle désorganisation de l’entreprise, dénonce la source syndicale. Le personnel se demande comment l’entreprise va fonctionner à l’avenir. » Pourtant, les lignes de production tournent toujours à plein régime, et aucun chômage partiel n’a été observé. « Le travail est là pour ceux qui sont encore présents dans les ateliers », conclut la source syndicale. Christian Garreau n’a fait aucune déclaration, mais un comité d’entreprise extraordinaire (CEE) a lieu le lundi 7 avril, et nous en saurons plus sur l’avenir des salariés, qui semble très incertain.

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