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Unilever veut diviser son « empreinte plastique vierge » par deux

mercredi 9 octobre 2019, par Fabian Tubiana

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La multinationale s’engage, d’ici à 2025, à réduire son utilisation de plastique, à accélérer l’intégration de recyclé et à démultiplier ses efforts en matière de collecte.

« Une étape importante dans la création d’une économie circulaire pour le plastique ». C’est ainsi qu’Ellen MacArthur, fondatrice de la fondation éponyme, qualifie l’annonce du géant de la grande consommation Unilever : faire passer, d’ici à 2025, son « empreinte plastique vierge » annuelle de 700 000 à 350 000 tonnes et collecter plus d’emballages plastique qu’elle n’en commercialise.

Après celle de Coca-Cola qui revoit ses engagements environnementaux à la hausse (lire l’article d’Emballages Magazine), cette annonce de la multinationale aux 400 marques amplifie, et confirme s’il en était besoin, une lame de fond sociétale et réglementaire qui n’a pas fini de secouer l’industrie des polymères.

« Le plastique a sa place, mais pas dans l’environnement. Nous ne pouvons éliminer les déchets plastique qu’en agissant rapidement et en prenant des mesures radicales à tous les stades du cycle », assène ainsi le Pdg Alan Jope.

Concrètement, le donneur d’ordres s’engage donc à faire passer sa consommation annuelle de plastique vierge de 700 000 à 350 000 tonnes d’ici à 2025. Un tiers de cette baisse, soit plus de 100 000 tonnes, interviendra par le biais d’une « réduction absolue de plastique » (emballages réutilisables et/ou rechargeables, formules concentrées, matériaux alternatifs…). « Le remplacement des emballages en plastique non recyclés par du plastique recyclé permettra le reste de la réduction », indique le communiqué d’Unilever qui prendra l’année 2018 comme référence.

Le groupe projette en outre de collecter et de recycler, toujours d’ici à 2025, plus d’emballages en plastique qu’il n’en vendra alors. Ce sont donc environ 600 000 tonnes de matière que l’entreprise compte récupérer et transformer, via des investissements directs ou des partenariats pour améliorer les infrastructures nécessaires, la participation à des filières de responsabilité élargie des producteurs (REP), et, bien-sûr, l’intégration de plastiques recyclés dans ses emballages.

Chez Unilever France, on rappelle en outre s’être engagé, toujours pour 2025, avec douze autres entreprises dans le cadre du Pacte national sur les emballages plastique, à ce que tous ces derniers soient réutilisables, recyclables ou compostables, et intègrent un quart de polymères recyclés.

« En hygiène-beauté, (Love beauty and Planet, Timotéi, Monsavon, Dove, etc.) tous nos emballages sont recyclables, et plus de la moitié sont déjà fabriqués à partir de plastique recyclé. Plus de 90 % des emballages de lessives Skip, Persil et Omo sont recyclables et plus de 25 % intègrent des matériaux recyclés. Nous passerons à 50 % en 2020. Dans les condiments, 100 % de nos emballages seront recyclables en 2022 », assure notamment Sophie Jayet, directrice des Relations extérieures.

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