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« Accompagner et soutenir les adhérents »

jeudi 4 février 2021, par Fabian Tubiana

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A la tête d’Allizé-Plasturgie depuis 2018, Emmanuelle Perdrix est désormais présidente du nouveau syndicat national Polyvia. Interview.

Quelle est votre réaction en tant que première présidente de Polyvia ?

Étant de nature militante et engagée, c’est pour moi un sentiment d’honneur et de grande responsabilité. Mais je suis surtout fière d’avoir participé à la création de ce nouveau syndicat professionnel. Un énorme travail a été fait en amont par les conseils d’administrations de chaque structure. Au printemps 2020, nous étions trois représentants de chaque région, ainsi que l’ancien président de la Fédération de la plasturgie et des composites Benoît Hennaut qui reste d’ailleurs administrateur, autour de la table (virtuelle) avec l’idée de faire primer l’intérêt général. Que ce soit à l’Est, à l’Ouest ou au Nord, les enjeux des industriels sont les mêmes. Être tous rangés sous la même bannière est gage d’efficacité.

Nous capitaliserons sur les savoir-faire de chacun pour en faire bénéficier l’ensemble du territoire national. Les syndicats de marché que sont le Groupement plasturgie automobile (GPA), le STR-PVC (tubes et raccords), Kalei pour le bâtiment ou Elipso pour l’emballage sont par ailleurs étroitement associés, notamment via des Pôles marchés qui constituent une des nouveautés de Polyvia.

Quelle est l’ambition de ce regroupement ?

La plasturgie est sous contrainte depuis plusieurs années. Ce contexte nous a incités à réfléchir à l’organisation de la profession. Polyvia est le fruit de la fusion entre des syndicats régionaux qui avaient un rôle de service aux adhérents et la Fédération, plus politique. Aujourd’hui, notre ambition est triple : accompagner et soutenir les adhérents notamment via des comités régionaux et les Pôles marchés, représenter la filière et promouvoir ses intérêts, et, anticiper les transitions en aidant les PME à se transformer pour aller vers la plasturgie de demain (économie circulaire, industrie du futur, nouvelles compétences…).

Quel est l’objectif du premier conseil d’administration prévu le 17 mars ?

Après une réunion stratégique du bureau qui se tiendra en février, ce CA doit décliner notre feuille de route pour trois ans : formation initiale et continue, innovation, recherche, économie circulaire… Définir les sujets dont nous devons nous emparer pour répondre à nos trois ambitions et aux enjeux des adhérents.

Un questionnaire leur a d’ailleurs été adressé pour connaître le ou les Pôle(s) marchés qu’ils souhaitent rejoindre et s’ils sont prêt à s’y impliquer. Il faut bien comprendre que si les industriels ne sont pas activement présents, si le lien n’est pas tissé, nous n’arriverons pas à être efficaces.

Comment s’organise la gouvernance de Polyvia ?

Elle est déjà constituée. Vingt-sept administrateurs ont été nommés. Vingt sont issus des territoires, six président des Pôles marchés et un représente le Centre technique IPC. Cette gouvernance se veut représentative de la plasturgie d’aujourd’hui, en termes de territoires, de tailles ou de type d’entreprises, mais aussi de marchés ou de technologies de transformation…

Nous avons en outre créé des postes de délégués régionaux et territoriaux pour être au plus proche du terrain. Déjà implantées, les équipes des syndicats régionaux sont restées en place. Dans les régions où il n’y avait pas de présence territoriale, les recrutements sont aujourd’hui finalisés. Leur rôle : proposer les services de Polyvia sur le terrain et accompagner les entreprises selon leurs besoins, notamment en lien avec Via Industries pour le conseil et Polyvia Formation.

La formation, justement, est un enjeu de premier plan pour la profession…

Effectivement, ce n’est pas pour rien que Polyvia et Polyvia Formation sont très proches. Côté formation initiale, les CFA de la banche sont performants et les partenariats tissés avec les grandes écoles sont essentiels. Nous souhaitons accroître encore le nombre d’apprentis. Nous avons besoin de compétences ! La formation continue est également primordiale. Impossible par exemple d’intensifier l’intégration de plastique recyclés dans les produits sans elle…

L’innovation pédagogique est aussi importante, à l’image de la mise en place d’un mix présentiel/distanciel pour certains certificats de qualification professionnelle (CQP). C’est une voie intéressante à explorer encore davantage et à renforcer.

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