Envoyez l'article par e-mail :

Ineos Styrolution et Polystyvert partenaires dans le recyclage du polystyrène

jeudi 4 février 2021, par Arnaud Jadoul

Le chimiste allemand et le recycleur canadien vont collaborer à la mise en place d’une économie circulaire du matériau.

C’est une avancée supplémentaire dans le recyclage du polystyrène. Le chimiste allemand Ineos Styrolution, qui se présente comme le leader mondial des styrènes, a signé un accord de codéveloppement avec le canadien Polystyvert pour transformer du polystyrène (PS) post-consommation en résine purifiée. L’entreprise québécoise, créée en 2011, a mis au point une technologie de dissolution chimique et séparation de tout type de PS, y compris le PS expansé (PSE) et le PS choc (HiPS). Polystyvert utilise une huile essentielle issue du bois comme solvant, un « produit naturel, sûr et réutilisable après recyclage ».

Réalisé à basse température, sans eau, le traitement est peu énergivore. Après dissolution, le processus de séparation du matériau et du solvant permet de retirer également les contaminants, additifs, pigments et autres retardateurs de flamme bromés. La matière obtenue est un polymère purifié qui peut être transformé comme la résine vierge, y compris pour des applications alimentaires. De plus, ce PS recyclé est plus économique que le PS vierge, selon le recycleur. « La capacité de purification du procédé de Polystyvert est unique, estime Ricardo Cuetos, vice-président d’Ineos Styrolution Amériques, en charge des produits standard.

La grande qualité de la résine recyclée est essentielle pour réaliser une économie vraiment circulaire sur des marchés clés comme celui de l’emballage dans la restauration hors domicile. » « Notre objectif commun est de recycler autant de polystyrène que possible et un tel partenariat fera la différence », commente, de son côté, Solenne Brouard, la Pdg de Polystyvert.

Filiale du groupe pétrochimique britannique Ineos, Ineos Styrolution a réalisé un chiffre d’affaires de 5 milliards d’euros en 2019, emploie 3 600 salariés et compte 20 sites de production dans dix pays.

Basé à Montréal (Canada), Polystyvert est propriétaire de sa technologie de dissolution à faible empreinte carbone. La start-up propose un modèle décentralisé, avec des modules de traitement – des concentrateurs, d’une capacité de 300 kg – qui peuvent être installés dans les entreprises ayant du PS à recycler. Elle a déjà conclu un partenariat industriel avec le français Total.

Partagez cet article :

2014 © Infopro Digital | Mentions légales | Contact | Newsletter | RSS | S’abonner | Plan du site | SPIP | Paramétrage Cookie