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Pollution plastique : vers un accord international

vendredi 3 septembre 2021, par Fabian Tubiana

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Une première étape vers l’adoption d’un texte juridiquement contraignant a été franchie avec la signature, par de nombreux pays, d’un projet de résolution.

Alors que s’ouvre ce 3 septembre à Marseille le congrès de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), un accord juridiquement contraignant visant à lutter contre la pollution plastique pourrait bien voir le jour dans quelques années.

Un projet de résolution présenté ce jeudi 2 septembre par le Pérou et le Rwanda, soutenu par les 27 membres de l’Union européenne ainsi que sept autres pays, propose en effet la création d’un Comité intergouvernemental de négociation qui aurait pour mandat d’établir « un accord international juridiquement contraignant et basé sur une approche exhaustive pour prévenir et réduire la pollution de l’environnement" par le plastique.

Le texte miserait sur la promotion des principes de l’économie circulaire, de l’écoconception au traitement final des déchets, et prendrait aussi en compte les microplastiques. Il rappelle que 80 % des plastiques retrouvés en mer proviennent de sources terrestres. Et de réclamer la prise en compte de « tous les milieux où le plastique échoue » et de « se concentrer aussi bien sur les activités et mesures en amont comme en aval ».

Depuis maintenant plusieurs années, la chaîne de valeur du plastique s’est engagée, au niveau local comme international, à réduire ses impacts environnementaux, sous l’impulsion notamment de la Fondation Ellen MacArthur. L’association britannique publiait d’ailleurs le 31 août un livre blanc appelant à un traité des Nations-Unies sur la question.

« Les accords volontaires ne suffisent pas. Les décideurs politiques ont un rôle essentiel à jouer pour créer les bonnes conditions et encourager les progrès. Un traité mondial pour une économie circulaire des plastiques est la prochaine étape nécessaire, si nous voulons étendre les accords volontaires déjà en place. Il ne s’agit pas d’une question de choix : nous avons besoin d’une action commune et urgente qui s’appuie sur cet élan pour amplifier les efforts actuels et uniformiser les règles du jeu », appuie un communiqué de la Fondation.

Le projet de résolution présenté jeudi a reçu le soutien ferme de 25 pays et l’engagement de 50 autres. Il doit maintenant être examiné par l’Assemblée des Nations unies pour l’environnement, qui se réunit du 28 février au 2 mars prochain à Nairobi au Kenya.

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