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Sealive  : vers des alternatives viables aux plastiques à usage unique

lundi 30 novembre 2020

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L’École d’ingénieurs Sigma Clermont participe à un projet de recherche inédit pour réduire la pollution plastique en développant de nouveaux plastiques biosourcés, biodégradables et recyclables.

Chaque minute, un million de bouteilles en plastique sont achetées dans le monde, cinq mille milliards de sacs en plastique à usage unique sont utilisés chaque année, le tout générant plus de 300 millions de tonnes de déchets plastique par an. À cela s’ajoutent aujourd’hui les milliards de masques de protection à usage unique qui ont été produits pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Un enjeu environnemental majeur s’impose dans ce contexte  : réduire de manière significative la pollution marine et terrestre en développant de nouveaux plastiques 100 % biosourcés, recyclables et biodégradables.

Un nouveau projet pionnier financé par l’Union européenne a pour ambition de mettre sur le marché des solutions avancées de bioplastiques, offrant des alternatives viables aux plastiques à usage unique. Intitulé « Strategies of circular Economy and Advanced bio-based solutions to keep our Lands and seas alIVE from plastics contamination » ou Sealive, il vise à réduire la contamination des déchets plastique dans notre environnement en privilégiant l’utilisation de biomatériaux et en contribuant à l’économie circulaire.

Huit applications finales, comme des emballages alimentaires, des couverts et des filets de pêche, seront proposées et validées par les vingt-quatre partenaires du projet basés dans six régions du monde allant de l’Europe à l’Amérique du Sud.

Recyclage plus efficace

Sealive combinera ses solutions avancées de bioplastiques avec une technologie de pointe et développera des business models durables pour leur utilisation. Ces objectifs peuvent être atteints en améliorant les formules des matériaux biosourcés actuels et en développant de nouvelles solutions à base de biomasse aquatique et de déchets organiques.

Les produits Sealive proposeront une alternative à la fin de vie traditionnelle des plastiques traités en tant que déchets. Ils auront une durabilité accrue donc un cycle d’usage plus long (développement de stabilisants eux-mêmes biosourcés), une meilleure conception permettant un recyclage plus efficace (introduction des traceurs pour faciliter le tri et le recyclage en fin de vie) et une biodégradabilité optimisée (en milieu terrestre et aquatique) pour accélérer leur décomposition après utilisation.

Une évaluation de l’interrelation photo-biodégradation sera également réalisée pour garantir le caractère biodégradable de ces matériaux en fin de vie, suivie de l’étude du transfert chimique entre le plastique et l’environnement afin d’évaluer l’impact des sous-produits de dégradation de ces matériaux.

Faire progresser la législation

L’équipe de plus de cinquante scientifiques – composée notamment des enseignants-chercheurs de l’école française d’ingénieurs Sigma Clermont - et d’entreprises intervenant à toutes les étapes de la chaîne de valeur des plastiques, était rassemblée lors d’une réunion de lancement à Valence en Espagne, les 12 et 13 novembre 2019, pour dresser la feuille de route des quatre prochaines années.

En s’inscrivant dans la stratégie de la Commission européenne pour les plastiques, les résultats de Sealive contribueront à une meilleurecompréhension des barrières techniques,économiques et sociales des applicationsbiosourcées actuelles. Ils établiront également un cadre de référence solide pour les décideurspolitiques afin de faire progresser la législation et de poursuivre les investissements dans ce domaine.

Les recommandations de nouvelles normes issues du projet Sealive faciliteront l’adoption de stratégies circulaires viables dans la lutte pour sauver notre planète de la pollution plastique.Le projet Sealive se déroule d’octobre 2019 à septembre 2023 avec un budget global de 10,5 millions d’euros financés par le programme Horizon 2020 (H2020) de l’Union européenne au titre de la convention de subvention n° 862910.

Le consortium Sealive rassemble vingt-quatre partenaires de onze pays européens (France, Autriche, Belgique, République tchèque, Allemagne, Irlande, Pays-Bas, Chypre, Portugal, Espagne et Italie). Il forme un mix bien équilibré entre les entreprises, l’industrie, les chercheurs académiques et les ONG qui disposent d’une expérience dans les industries du plastique, du recyclage et des biopolymères. Le projet est coordonné par Itene (Instituto Tecnológico del Embalaje, Transporte y Logística).

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Documents joints

  • Cahier technique 968 (PDF - 1.6 Mo)

    Découvrez l’intégralité de notre cahier technique avec notre 3 questions à Haroutioun Askanian Responsable thématique Cycle de vie des polymères Domaine ingénierie des structures et des matériaux Orientation Matériaux à hautes performances chez Sigma Clermont.

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