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Une filière de recyclage du PS est envisageable d’ici à 2025

jeudi 9 septembre 2021, par Arnaud Jadoul

Le consortium PS25 rend des conclusions positives après une année de travail. Si les conditions techniques sont bien identifiées, il convient de définir le modèle économique.

Créé en juillet 2020 sous l’impulsion de Syndifrais, Citeo et Valorplast, le consortium PS25 s’est donné pour ambition de bâtir une économie circulaire des emballages en polystyrène (PS) – PS choc, PS expansé (PSE) et PS extrudé (XPS) – en France. Après une année de travaux, analyses, tests et échanges avec l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur, il rend ses premières conclusions, qui sont positives : « Oui, la mise en place de cette filière peut être envisagée avec réalisme d’ici 2025 », indique-t-il dans un document de synthèse.

Gisement suffisant et tri efficient

Pour être aussi affirmatif, le consortium PS25 s’appuie sur l’identification des conditions techniques. Il faut d’abord un gisement d’emballages « suffisant et garanti dans le temps ». Or, les emballages représentent plus de 100 000 tonnes mises en marché chaque année, et le déploiement de la simplification des consignes de tri d’ici à 2023 permettra de collecter et trier les volumes nécessaires à l’alimentation de plusieurs usines de recyclage. Ensuite, les technologies de tri sont d’ores et déjà efficientes, notamment grâce à l’infrarouge et à l’apport de l’intelligence artificielle.

Il en va de même pour la préparation de la matière, domaine dans lequel, à la suite d’un appel à manifestation d’intérêt lancé en novembre 2020, des discussions ont été engagées avec Michelin et Veolia, deux des huit porteurs de projet. Enfin, si le recyclage mécanique a déjà fait ses preuves, le recyclage chimique offre des perspectives intéressantes par la garantie de l’aptitude au contact alimentaire qu’il propose, et des unités pilotes sont annoncées pour 2023. Quant aux débouchés « à haute valeur ajoutée et pérennes », les fabricants de produits laitiers frais et de découpes et produits élaborés de viandes se sont engagés collectivement à utiliser jusqu’à 100 % du PS recyclé (rPS).

Conditions opérationnelles

Il reste désormais à définir les conditions opérationnelles de cette filière permettant son amorçage et assurant sa viabilité, en particulier son dimensionnement et son modèle technico-économique. Cette étape est lancée, et les conclusions définitives doivent être restituées fin 2021. Elles « aboutiront à un plan concret de création ou non de cette filière », annonce le consortium, dont les membres seraient confiants.

Au sein du consortium PS25, les entreprises utilisatrices d’emballages en PS sont Andros, Agromousquetaires, Groupe Bigard, Cooperl Arc Atlantique, Eurial UF, Lactalis Nestlé ultrafrais, Groupe LDC, Groupe MLC, Terrena, Triballat Noyal, Schreiber, Yeo Frais, Yoplait et celles représentées par Célene (cellule énergie-environnement des entreprises d’abattage et de préparation de viande).

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